29 janvier 2008

Du coté de Fécamp


à Fécamp, la célèbre bénédictine, liqueur ambrée, savant mélange de plantes, maintes fois copiée, jamais égalée, continue d'arroser le monde de sa liquoreuse douceur. La Normandie ? sans nul doute terre bénie des dieux pour tous les moines qui ont trouvé là un terroir unique et riche. Du Mont à St Michel au pays de Caux, la Chrétienté n'a pas dit son dernier mot et qu'ils soient bénédictins ou cisterciens, les moines savent comment aborder l'âme à travers le paté à l'échalote, le fromage ou cet ambre qui vous illumine le gosier. le petit Jésus en culotte de velours en somme....
La fabuleuse histoire de Bénédictine commence à la Renaissance lorsqu'un moine vénitien, Dom Bernardo Vincelli, crée à l'Abbaye de Fécamp un élixir à base de 27 plantes et épices originaires des 4 coins du monde.T rès apprécié à la cour du roi François 1er, l'élixir devenu célèbre est produit par les moines bénédictins jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
Mais, vers 1789, dans la tourmente de la Révolution française, la recette manque d'être perdue à jamais… Le manuscrit du XVIème siècle contenant la formule de l'elixir est acheté par un notable de Fécamp en 1791. Ignorant le secret qu'il contient, il le range dans sa bibliothèque et l'oublie…
En 1863, Alexandre Le Grand, lointain descendant de ce dernier, tombe par hasard sur le grimoire et y découvre la recette secrète. Aussitôt, il décide de la déchiffrer afin d'élaborer cette mystérieuse liqueur. A force d'acharnement, il réussit à la recréer ; il la modernise et la baptise "Bénédictine".

1 commentaire:

Jean-Loup a dit…

Comme quoi les religieux sont aussi capables de faire de bonnes choses.

 
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